L'Association canadienne des optométristes (ACO) admet que la violence faite aux enfants est un problème qui touche une bonne partie de la population et que l'on doit faire preuve d'une sensibilité accrue aux dommages physiques, psychologiques et sociaux causés par cette problématique. Les docteurs en optométrie, comme fournisseurs de soins de santé primaires, se préoccupent des aspects physiques, psychologiques et sociaux et peuvent constater la violence faite aux enfants lors d'un examen de la vue.
L'ACO affirme qu'il est de leur responsabilité, lorsqu'ils constatent des cas de violence faite aux enfants, de diriger et/ou de signaler de tels cas aux autorités compétentes en conformité avec les lois locales, provinciales et fédérales applicables. L'ACO encourage les écoles d'optométrie et les autres formateurs en optométrie à inclure un cours sur la violence faite aux enfants dans les programmes de formation continue et professionnelle.
le hautDe façon générale, l'Association canadienne des optométristes (ACO) est d'avis que les lentilles de contact peuvent être portées en milieu de travail avec des lunettes de protection appropriées. Toutefois, certaines circonstances justifient une attention plus particulière :
Une mauvaise vision des couleurs, ou anomalie de la vision des couleurs, se caractérise par l’incapacité de distinguer les couleurs ou leurs nuances. Différents facteurs peuvent expliquer cet état. Le plus courant est un trouble génétique héréditaire pour lequel il n’y a malheureusement aucun traitement. Les autres causes possibles sont des maladies de l’œil ou des voies optiques, des médicaments, la vieillesse ou une toxicité chimique. Si l’anomalie de la vision des couleurs est attribuable à l’une de ces raisons, un traitement est possible.
Quiconque à des difficultés à distinguer les nuances de couleurs aurait avantage à faire examiner sa santé oculaire, de même qu’à faire évaluer sa médication et sa santé physique. Si la cause de l’anomalie de la vision des couleurs provient de troubles héréditaires, l’optométriste peut renseigner le patient sur les effets qu’une discrimination déficiente des couleurs peut avoir sur sa profession ou ses activités quotidiennes. Si le problème de la vision des couleurs est attribuable à des médicaments ou à une maladie, un traitement approprié peut alors être entrepris.
Le terme « daltonien » est désuet et représente une mauvaise description puisqu’il désigne l’absence de toute capacité de voir les couleurs. Le monochromatisme ou l’absence complète de perception des couleurs est très rare.
Une lentille spécialement teintée (p. ex., un filtre coloré sur des lunettes ou une lentille de contact colorée sur l’œil) peut aider à distinguer les couleurs en modifiant soit le contraste de luminosité, soit le contraste chromatique de manière à ce que les couleurs apparaissent différentes les unes des autres. Toutefois, les lentilles colorées ne permettent pas de mieux voir les nuances ou tons de couleurs, leur seul but étant d’aider à différencier certaines couleurs par un contraste. De telles lentilles ne donnent pas à une personne affectée d’une anomalie héréditaire de la vision des couleurs la capacité de voir normalement les couleurs. Toute lentille teintée utilisée pour subir un test de couleurs pour des raisons professionnelles doit être indiquée dans le dossier optométrique du patient et dans tout autre rapport.
le hautL'Association canadienne des optométristes (ACO) recommande que les conducteurs allument en tout temps les phares de leur véhicule lorsqu'ils circulent sur les routes.
le hautUn docteur en optométrie (optométriste) est un fournisseur autonome de soins de santé primaires spécialisé dans l'examen, le diagnostic, le traitement, la gestion et la prévention des maladies et des troubles du système visuel, de l'œil et des structures connexes, ainsi que dans le diagnostic de manifestations oculaires de conditions systémiques.
le hautLes lentilles de contact jetables représentent une percée majeure dans les soins oculo-visuels dont les praticiens et les patients profitent avec enthousiasme. Les techniques avancées employées dans la fabrication de lentilles jetables en assurent une bonne reproduction; des défauts mineurs ont été signalés, mais des études plus approfondies s'imposent pour connaître leur importance clinique.
Le remplacement régulier des lentilles de contact réduit l'apparition de réactions oculaires telles que les « yeux rouges » et l'accumulation de dépôts, et améliore le confort et le rendement visuel. Le risque de complications, comme une ulcération cornéenne, peut être largement atténué par l'utilisation de lentilles jetables à port quotidien. Les lentilles devraient être remplacées selon les directives de l'optométriste prescripteur, tout comme le boîtier à lentilles. Les lentilles devraient être nettoyées et désinfectées lorsqu'on les enlève, selon les directives de l'optométriste.
L'optométriste devrait conseiller ses patients sur les points suivants :
L'Association canadienne des optométristes (ACO) veille à ce que ses activités de bureau respectent, dans la mesure du possible, les trois R de la protection environnementale : réduire, réutiliser et recycler.
L'un des principaux objectifs de l'optométrie est la conservation de la vision humaine, qui est directement et indirectement affectée par la pollution environnementale.
L'ACO s'inquiète vivement de toute forme de pollution environnementale et offre son soutien à tous les programmes valables destinés à la réduire et à l'éliminer.
le hautL'importance d'un examen optométrique périodique est depuis longtemps reconnue. Les problèmes de santé de l'œil et de la vision ne sont pas toujours accompagnés de symptômes décelables. Il y a souvent un risque accru pour le patient si aucun traitement n'est entrepris. Le patient qui se fie à l'apparition de symptômes évidents pour se faire examiner la vue s'expose à un risque inutile.
Beaucoup de facteurs influencent la fréquence des examens optométriques et seul l'optométriste, après analyse de tous ces facteurs, peut déterminer la date d'un autre examen. Toutefois, certaines lignes directrices établies aident le patient à déterminer la pertinence d'un examen de la vue.
Les patients de chaque groupe d'âge peuvent être classés comme étant faiblement ou hautement susceptibles d'éprouver des problèmes oculaires ou visuels. La fréquence minimale d'examen chez des patients à faible risque est la suivante :
La fréquence des examens chez les personnes à risque élevé devrait être déterminée par l'optométriste selon leur santé physique, visuelle et oculaire au moment de l'examen. Voici quelques facteurs de risque élevé :
Accouchement prématuré; faible poids à la naissance; mère ayant contracté la rubéole; maladies transmises sexuellement, infection liée au SIDA; ou d'autres problèmes médicaux durant la grossesse; mère avec des antécédents de consommation de drogues avant ou pendant la grossesse; antécédents familiaux d'une erreur de réfraction élevée ou de maladie oculaire; strabisme; ou troubles de la vue congénitaux.
Enfants avec des difficultés scolaires; enfants avec des problèmes de lecture et/ou d'apprentissage.
Diabète; hypertension artérielle; antécédents familiaux de glaucome; ceux qui travaillent dans des endroits exigeants ou dangereux au niveau visuel.
Diabète; hypertension artérielle; antécédents familiaux de glaucome; ceux qui prennent des médicaments à action générale avec effets secondaires au niveau oculaire.
le hautL'Association canadienne des optométristes (ACO) admet que les infections causées par le virus de l'hépatite B (VHB) sont un problème de santé important. Le docteur en optométrie qui, lors d'un examen de la vue, a affaire à un porteur du VHB doit connaître et mettre en pratique les précautions universelles qui réduisent le risque de transmission.
L'ACO recommande fortement aux docteurs en optométrie de bien connaître la pathologie et l'étiologie spécifiques et uniques des infections par le VHB, les mesures appropriées de contrôle et les questions connexes de soins aux patients et de santé publique. L'ACO incite les écoles d'optométrie et les autres formateurs en optométrie à inclure un cours sur le VHB dans les programmes de formation continue et professionnelle.
le hautDes études ont révélé que les conducteurs ont du mal à voir au crépuscule et durant la nuit les piétons qui ne portent pas de vêtements réfléchissants. C'est un facteur contributif aux nombreux piétons et cyclistes tués ou blessés lorsque les conditions d'éclairage sont insuffisantes. Il a été démontré qu'un matériel réfléchissant permet aux conducteurs d'apercevoir plus rapidement les personnes et les objets.
L'Association canadienne des optométristes (ACO) recommande l'utilisation de matériel réfléchissant sur les vêtements et autres accessoires des piétons et cyclistes sur les routes au crépuscule ou pendant la nuit.
le hautLes patients qui ont contracté le syndrome de l'immunodéfience acquise (SIDA) ou le syndrome apparenté au SIDA (ARC) peuvent souffrir de sérieuses complications oculaires. L'Association canadienne des optométristes (ACO) recommande fortement aux patients atteints du SIDA ou de l'ARC de consulter un optométriste afin de recevoir les soins oculo-visuels appropriés.
L'ACO recommande fortement à tous les optométristes en exercice d'accroître, par la formation continue, leurs connaissances sur les infections causées par le virus de l'immunodéficience humaine, sur la prévention adéquate des infections et sur les questions connexes de soins aux patients et de santé publique. L'ACO incite les écoles d'optométrie et les autres formateurs en optométrie à inclure dans les programmes de formation continue et professionnelle un cours sur le VIH.
le hautL'Association canadienne des optométristes est d'avis que l'optométrie est la profession la mieux placée pour répondre aux besoins en soins oculaires primaires du public. Compte tenu des augmentations projetées de la demande de ces services, l'ACO appuie les initiatives visant à répondre aux besoins optométriques actuels ou futurs en ressources humaines.
le hautL'Association canadienne des optométristes (ACO) recommande aux chasseurs et aux personnes qui les accompagnent de porter des vêtements réfléchissants orange vif en tout temps dans une région de chasse (présentant une bande de longueur d'onde entre 595 et 605 nanomètres, un facteur de luminance d'au moins 50 % et un facteur de pureté d'au moins 90 %).
le hautL'Association canadienne des optométristes (ACO) appuie en principe la prescription de lentilles résistantes aux chocs dans toutes les situations sauf là où elles ne répondraient pas aux besoins des patients. De récentes études ont démontré que les lentilles en verre photochromique ne respectent pas la norme Z94 3 M88 de l'Association canadienne de normalisation (CSA) et que, par conséquent, elles ne devraient pas être utilisées à des fins industrielles. De plus, la CSA a déterminé que les lentilles en verre ne respectent pas toutes les normes minimales de résistance aux chocs. L'ACO recommande que les lentilles résistantes aux chocs offertes par les optométristes soient conformes à la norme Z94.3 M88 de la CSA.
le hautL'Association canadienne des optométristes (ACO) endosse la norme ANSI Z136.1 1986 (American National Standards Institute) concernant l'utilisation sécuritaire des lasers.
le hautLa maladie diabétique de l'œil, le glaucome et la dégénérescence maculaire comptent parmi les principales causes de la perte de la vision au Canada. Un dépistage et un diagnostic précoces jumelés à un traitement approprié et rapide peuvent réduire grandement le risque de déficience visuelle et de cécité.
Par conséquent, les patients à risque ou souffrant de ces maladies devraient rapidement recevoir un premier examen de la vue approfondi, y compris un examen ophtalmoscopique avec pupilles dilatées (à moins que la dilatation soit contre-indiquée).
L'Association canadienne des optométristes (ACO) recommande aux patients atteints de diabète, de glaucome ou de dégénérescence maculaire ayant subi un premier examen de la vue, de faire l'objet d'un examen annuel par la suite à moins que l'optométriste ne recommande des examens de la vue plus fréquents. Aux patients diabétiques, l'ACO recommande un examen annuel complet de la vue et une dilatation de l'œil si a) ils sont âgés de plus de 12 ans et souffrent de cette maladie depuis cinq ans, b) ils ont plus de 30 ans, peu importe l'âge où la maladie est apparue et c) ils ont des symptômes et/ou des anomalies de la vue.
le hautOn estime qu'il y a un milliard d'adultes dans le monde dont _____ au Canada qui souffrent de problèmes de lecture et d'écriture. Même si les causes des difficultés de lecture sont nombreuses, l'Association canadienne des optométristes (ACO) constate qu'un problème de vision est une cause souvent négligée. Dans beaucoup de cas, une dysfonction visuelle non dépistée nuit à l'apprentissage d'une personne et à ses habiletés en lecture. Comme les difficultés de lecture peuvent avoir de multiples causes, le traitement doit être un effort interdisciplinaire des optométristes, éducateurs, psychologues et autres professionnels. Tous les efforts doivent aider les personnes à prendre leur vie en mains et à contribuer au développement de leur collectivité.
Par conséquent, l'ACO appuie les activités destinées à informer le public sur le rôle de la vision dans le processus d'apprentissage et en milieu de travail de même que sur l'importance d'un dépistage précoce et de conseils en vision grâce à des examens optométriques approfondis.
le hautLa basse vision est une diminution de la capacité visuelle qui ne peut être corrigée par un traitement médical ou chirurgical, ou par des moyens courants comme les lunettes ou les lentilles de contact, à un niveau suffisant pour permettre à une personne d'accomplir adéquatement des tâches visuelles courantes.
La cécité fonctionnelle décrit une capacité visuelle très limitée (qui ne peut être corrigée par un traitement chirurgical ou médical, par la réfraction ou par des aides techniques visuelles) qui réduit grandement le fonctionnement normal d'une personne dans ses tâches quotidiennes.
La cécité légale est strictement une définition statutaire mais arbitraire d'un niveau minimal de vision, généralement considéré comme étant une acuité de 6/60 (20/200) et/ou un champ visuel de 20 degrés.
La politique de l'Association canadienne des optométristes (ACO) concernant la basse vision est la suivante :
L'Association canadienne des optométristes (ACO) et ses diverses sociétés membres devraient collaborer régulièrement avec les bureaux d'immatriculation provinciaux en leur offrant des publications et des connaissances spécialisées sur la vision et la sécurité routière afin de contribuer à la prévention des blessures et des pertes de vie lors d'accidents d'automobile.
le hautL'Association canadienne des optométristes (ACO) admet que l'exposition aux rayons ultraviolets (UV) (particulièrement les UV A et les UV B) est un facteur contributif des maladies oculaires, comme les cataractes liées à l'âge, le ptérygion, les cancers de la peau autour des yeux, la photokératite et les modifications dégénératives de la cornée, et peut contribuer à la dégénérescence maculaire.
L'ACO recommande aux optométristes d'informer leurs patients des risques pour les yeux et les autres tissus découlant de l'exposition aux rayons UV et de les conseiller sur les moyens appropriés de protection.
L'ACO recommande aux optométristes d'encourager le port d'articles de lunetterie, y compris de verres sur ordonnance ou non, de lentilles de contact et de cristallins intraoculaires, qui absorbent de 99 % à 100 % de tout le spectre UV A et UV B jusqu'à 400 nm.
le hautLes soins optométriques préventifs de la vision sont fournis à toutes les étapes de l'optométrie. C'est l'organisation de conditions et de situations permettant à une personne de fonctionner à son plus haut niveau de performance visuelle. Les soins peuvent être offerts à trois niveaux.
Au premier niveau, les soins optométriques préventifs de la vision servent à prévenir l'apparition de problèmes visuels afin qu'ils n'affectent pas le développement maximal de la personne et que la performance visuelle puisse être améliorée au maximum.
Au deuxième niveau, les soins optométriques préventifs de la vision servent à prévenir ou à inverser une détérioration visuelle permanente afin de faire disparaître toute entrave au potentiel de la personne et d'élever la performance visuelle au delà du seuil minimal.
Au troisième niveau, les soins optométriques préventifs de la vision servent à empêcher un problème de vision de se détériorer davantage et à diminuer la gravité du handicap et de la dépendance résultant de la réduction des capacités afin que la performance visuelle soit maintenue au niveau minimal.
le hautL'Association canadienne des optométristes (ACO) favorise l'utilisation de la terminologie courante et juste dans la correspondance et la documentation.
le hautLes docteurs en optométrie ont la qualification légale, les études requises et les compétences cliniques pour dispenser des soins postopératoires. Les docteurs en optométrie fournissent depuis nombre d'années des soins postopératoires efficaces et de qualité en consultation et en cogestion avec des ophtalmologistes. Les décisions sur la prestation de soins postopératoires devraient se faire en consultation avec l'optométriste du patient. À la suite de ces décisions, les soins postopératoires et la cogestion du patient devraient relever du chirurgien et du docteur en optométrie.
le hautLe risque de lésions aux yeux chez les adeptes des sports de raquette est bien connu. L'Association canadienne des optométristes (ACO) recommande à tous les participants des sports de raquette de porter une protection oculaire appropriée. De plus, l'ACO recommande que tous les organismes qui font la promotion de ces sports ou qui fournissent des installations incitent les participants à porter une protection oculaire adéquate.
L'ACO appuie l'utilisation de la Norme préliminaire P400 M1 9B2 Protecteurs oculaires pour sports de raquette de l'Association canadienne de normalisation et considère que tous les protecteurs oculaires pour les sports de raquette qui respectent la norme (CSA numéro de classe 7264 01) sont des protecteurs adéquats.
le hautL'étalage, la commercialisation et la vente de lunettes prêtes à porter pour la correction de la myopie, de l'hypermétropie ou de la presbytie simple sont faits dans des commerces non optiques. Le client choisit lui-même ses lunettes, qui sont fabriquées en grande quantité sans tenir compte de la prescription particulière d'une personne. Des lunettes prêtes à porter servant à corriger l'astigmatisme ou offrant des verres de force inégale dans les deux yeux ne sont pas disponibles.
Même s'il est possible pour une personne souffrant de myopie, d'hypermétropie ou de presbytie simple égale dans les deux yeux sans astigmatisme de choisir elle-même ses lunettes, la plupart des personnes ne bénéficieront pas d'une correction adéquate compte tenu de la prévalence de l'astigmatisme et d'erreurs de réfraction variées dans la population. L'autosélection est un processus d'essais et erreurs. À cause de la prévalence d'erreurs réfractives plus complexes et du nombre limité de lunettes généralement disponibles, la correction visuelle recherchée est souvent insuffisante et non sécuritaire.
De plus, les lunettes prêtes à porter peuvent donner à la personne une illusion de confort et de correction d'un problème de vision sans pour autant résoudre le problème. L'autodiagnostic de problèmes de vision peut retarder le diagnostic, le traitement et la gestion d'une maladie de l'œil ou d'autres problèmes de santé.
Pour ces raisons, l'Association canadienne des optométristes (ACO) n'approuve pas la disponibilité des lunettes prêtes à porter.
Lorsque la loi permet la vente de lunettes prêtes à porter, l'ACO recommande ce qui suit :
L'Association canadienne des optométristes (ACO) s'occupe de la protection du bien-être visuel du public en favorisant des soins de haute qualité pour les patients. L'ACO croit qu'un examen de la santé oculaire et de la vision est un élément essentiel dans le diagnostic des maladies de l'œil et de beaucoup de problèmes de santé, y compris certaines maladies graves. Le diagnostic précoce de beaucoup de maladies peut prévenir des dommages irréparables. Le test de réfraction servant à déterminer le besoin de lentilles correctives fait partie d'une série de procédures interreliées composant un examen de la santé oculaire et de la vision.
De plus, l'ACO incite ses membres corporatifs à s'opposer à toute mesure prônant des tests de réfraction indépendamment d'un examen de la vue à moins qu'ils ne soient conseillés par un optométriste ou un ophtalmologiste.
le hautL'Association canadienne des optométristes (ACO) admet que toutes les formes de chirurgie réfractive sont des techniques élaborées pour diminuer l'amétropie. L'ACO recommande que les candidats à ce type de chirurgie soient bien informés de tout le déroulement de la procédure. L'ACO appuie également le rôle de l'optométriste dans la gestion du patient avant, pendant et après l'opération.
le hautL'utilisation de verres solaires correcteurs ou non augmente en flèche depuis quelques années. De façon empirique, plus grande est l'exposition au soleil, plus grand est le besoin de protection. Tous n'ont pas besoin d'une protection maximale, mais elle est toutefois recommandée à certains moments ou pour certaines activités.
La plupart des personnes en santé peuvent compenser la lumière brillante par une adaptation normale à la lumière/obscurité. Les nouveaux styles de vie et l'attrait cosmétique des verres solaires amènent plus de gens à en porter à cause du confort visuel accru qu'ils procurent. Toutefois, les lunettes de soleil doivent fournir plus qu'une protection cosmétique à la lumière brillante.
Il est très important que les verres solaires protègent les yeux des rayons ultraviolets. Même s'ils sont invisibles à l'œil humain, ces rayons peuvent endommager les yeux. Les recherches sur la vision ont révélé de façon concluante l'existence d'un lien direct entre l'exposition aux rayons UV et l'apparition de certains types de cataractes. Les rayons UV peuvent aussi causer et accélérer la dégénérescence maculaire. Beaucoup de lunettes de soleil ne protègent pas contre les rayons UV et des dommages aux yeux et aux annexes de l'œil peuvent survenir si la personne croit à tort que ses verres la protègent des rayons UV. Pour cette raison, les verres solaires doivent être fabriqués de matériaux qui non seulement réduisent la quantité de lumière visible qui pénètre l'œil, mais absorbent aussi tous les rayons UV dans la vie de tous les jours.
Des verres de qualité optique médiocre peuvent causer une distorsion visuelle qui, à son tour, gênera la performance visuelle. On doit également tenir compte de facteurs comme la qualité des montures et la résistance aux chocs des lentilles. Le choix d'une teinte particulière est affaire de goût mais il est important de savoir que certaines teintes influent énormément sur la perception des couleurs.
L'ACO conseille aux personnes qui portent des verres solaires de vérifier qu'ils sont de bonne qualité et que leurs propriétés optiques sont semblables à celles des verres de prescription. Les personnes devraient obtenir conseil d'un professionnel quant au type et au style des verres solaires qui leur procureront le maximum d'efficacité visuelle, de confort et de protection contre les rayons ultraviolets.
le hautL'Association canadienne des optométristes (ACO) constate que les lentilles de contact sont actuellement offertes par des méthodes non habituelles, y compris par publipostage ou par service WATS. De telles méthodes empêchent une inspection visuelle des lentilles de contact avant leur livraison de même qu'une évaluation de l'adaptation physiologique de l'œil par un praticien qualifié. Cette situation expose les clients à des risques potentiels inutiles.
Pour cette raison, l'ACO endosse et favorise la livraison de lentilles de contact à un patient uniquement par un praticien autorisé qui assumera la pleine responsabilité de la sécurité et de l'efficacité des lentilles sur les yeux, y compris les suivis qui s'imposent. Lorsque le praticien autorisé fait affaire avec une entreprise qui livre directement les verres de contact aux patients, c'est lui qui passe la commande après consultation de son patient et/ou de son dossier. Le praticien autorisera de telles livraisons uniquement aux patients a) qui se présentent aux examens de suivi prévus, b) dont la prescription n'est pas expirée, et c) qui ont accepté que leurs nom et adresse soient divulgués à une tierce partie. Il est inopportun pour un fournisseur d'envoyer des lentilles de contact à un client de façon automatique ou à la suite d'une communication directe avec celui ci. Le praticien doit aussi protéger les renseignements confidentiels du patient et veiller à ce que le fournisseur de lentilles de contact ne communique avec le client que pour la livraison des lentilles.
le hautL’Association canadienne des optométristes recommande de ne jamais utiliser de visières teintées dans l’exercice d’un sport. Si un joueur subit une blessure au cou ou à la tête, on déterminera l’étendue des lésions neurologiques par une évaluation de ses réflexes pupillaires. Il faudra aussi immobiliser sa colonne cervicale par mesure de précaution. Pour bien évaluer les réflexes pupillaires, le médecin doit enlever la visière teintée, mais il risque alors de causer d’autres lésions au cerveau ou à la colonne cervicale.
Les visières claires conçues expressément pour la protection des yeux sont recommandées puisqu’elles ne posent aucun des problèmes susmentionnés tout en permettant l’évaluation des réflexions pupillaires.
Si, par nécessité ou pour une autre raison, un joueur désire porter une visière teintée, il n’a qu’à utiliser des lentilles de contact ou des verres teintés puisqu’ils peuvent facilement être enlevés sans aucun risque pour sa tête ou son cou.
le hautL'Association canadienne des optométristes (ACO) admet que l'utilisation de terminaux à écran puisse causer un stress visuel attribuable à un éclairage insuffisant, à des postes de travail non ergonomiques, à une concentration excessive au proximum de convergence, à une erreur de réfraction non corrigée ou à des déficiences oculomotrices. L'ACO recommande aux utilisateurs de ces terminaux de consulter leur optométriste s'ils éprouvent ces problèmes. De plus, l'ACO recommande après chaque séance de travail de 55 minutes devant un terminal à écran un temps de repos de cinq minutes les yeux fermés ou l'exécution de tâches qui n'exigent pas un travail de près.
L'ACO admet qu'aucune étude n'a encore établi de corrélation entre des effets physiologiques et le rayonnement des terminaux à écran. L'ACO recommande aux utilisateurs de terminaux à écran de se soumettre à des examens de la vue réguliers pour qu'il soit possible de dépister et de remédier le plus tôt possible à tout problème visuel.
le hautD'innombrables recherches ont été faites sur le lien entre le rendement scolaire et les divers aspects de la vision, notamment les capacités de fixation et de mouvement oculaire, l'accommodation, la convergence, la vision binoculaire, la coordination oculomanuelle et la perception des formes. De façon générale, ni la myopie ni l'acuité visuelle de loin ne semblent reliées aux difficultés d'apprentissage. Toutefois, les conditions exigeant un effort plus grand au proximum de convergence ont été associées à une capacité de lecture réduite.
Des problèmes dans ces aspects dynamiques de la vision peuvent causer des maux de tête, une fatigue mentale, une vision floue ou double, une perte de fixation ou une capacité réduite de concentration à des tâches de près. Une mauvaise coordination de l'œil augmente les erreurs de lecture et d'écriture. Ces symptômes se retrouvent souvent en partie ou en totalité dans les troubles d'apprentissage ou la dyslexie. Les optométristes traitent les dysfonctions visuelles susceptibles d'influer sur l'apprentissage. Les enfants ayant des difficultés d'apprentissage constituent un groupe particulièrement exposé à d'autres difficultés.
L'Association canadienne des optométristes (ACO) est bien au fait que les tenants de la théorie de l'acquis voient la dyslexie comme un trouble du cerveau, alors que les tenants de la théorie du développement la voient comme un problème lié à l'environnement et à l'apprentissage. Lorsqu'on étudie divers segments de la population, les deux ont probablement raison. Puisque les difficultés d'apprentissage sont sans contredit dues à une multiplicité de facteurs de causalité, l'optométrie estime qu'une approche multidisciplinaire serait la meilleure façon d'y remédier. Certains aspects des troubles d'apprentissage proviennent certainement de la vision et de la perception visuelle, qu'un optométriste pourrait très adéquatement traiter. Toutefois, il faudrait mettre de côté les conflits territoriaux et interprofessionnels et amener toutes les disciplines engagées dans la recherche d'une solution à ce problème à partager leurs compétences, connaissances, théories et méthodes cliniques afin que les enfants souffrant de troubles d'apprentissage puissent bénéficier des avantages que procurerait cette approche éclectique.
L'ACO admet qu'une corrélation existe entre les problèmes visuels et les troubles de lecture. L'optométrie ne prétend pas avoir les compétences pour traiter certains problèmes d'apprentissage ou la dyslexie, mais l'ACO soutient qu'on peut fournir aux patients souffrant de problèmes d'apprentissage une aide optométrique s'ils affichent les signes et symptômes d'une anomalie visuelle traitable. Pour cette raison, l'ACO recommande de faire subir un examen de la vue approfondi aux enfants que l'on croit être aux prises avec des problèmes d'apprentissage.
le hautL'Association canadienne des optométristes (ACO) admet que l'inhalation de la fumée du tabac par les fumeurs et les non-fumeurs a plusieurs conséquences nocives et potentiellement dangereuses sur la vision, notamment :
Des études scientifiques ont démontré que les bébés dont les mères fumaient pendant la grossesse présentaient un nombre beaucoup plus élevé d'anomalies visuelles et de problèmes de vision que ceux dont les mères ne fumaient pas.
La nicotine peut causer la constriction de vaisseaux sanguins dans l'œil et ainsi réduire l'apport d'oxygène aux tissus oculaires. Le monoxyde de carbone réduit la capacité du sang de se combiner à l'oxygène et d'en transporter. L'effet combiné de ces produits chimiques empêchera l'œil de s'adapter rapidement aux variations de lumière et d'obscurité souvent présentes en conduite nocturne. Un fumeur prendra beaucoup plus de temps qu'un non-fumeur à récupérer sa vision nocturne après une exposition à une lumière.
L'irritation des yeux, qui est causée par les particules de fumée et d'autres résidus en suspension provenant de la combustion du tabac, est la plainte la plus fréquente découlant du tabagisme.
Des études ont démontré que les fumeurs ont un champ visuel plus restreint que les non-fumeurs, car le manque d'oxygène dans les vaisseaux sanguins des yeux se répercute principalement sur les cellules rétiniennes qui assurent la vision périphérique. Les personnes qui dépendent de leur vision périphérique, comme les conducteurs et les athlètes, risquent de voir une diminution de cette fonction s'ils fument.
Des études ont démontré un lien entre l'artériosclérose cérébrale (qui provoque souvent des accidents vasculaires cérébraux) et le tabagisme. Outre la paralysie, les accidents cérébrovasculaires peuvent également provoquer une cécité permanente.
L'amblyopie nicotinique se caractérise par une perte de l'acuité visuelle et une perception réduite des couleurs, souvent causées par la combinaison tabagisme, alcoolisme et mauvaise alimentation.
Compte tenu de ce qui précède, l'ACO favorise l'interdiction du tabac dans les lieux publics et appuie les programmes d'élimination des habitudes tabagiques. De plus, l'ACO encourage la diffusion d'information exposant les effets nocifs du tabagisme sur la vision.
L'ACO incite également les optométristes à interdire le tabac dans les salles d'attente de leur cabinet. Enfin, l'ACO appuie le retrait des publicités faisant la promotion des produits du tabac.
Il est démontré que le tabagisme est un facteur contributif de la dégénérescence maculaire, principale cause de cécité chez les adultes de plus de 65 ans.
Il est démontré que le tabagisme est une cause des cataractes. Les cataractes ont tendance à apparaître plus tôt chez les fumeurs.
Des examens professionnels périodiques de la vue sont essentiels pour prévenir et dépister les maladies des systèmes visuels. Le dépistage visuel est un processus limité d'examen de certains aspects problématiques de la vision. Son but est d'identifier les personnes qui, selon des critères objectifs déjà établis et comparativement à celles qui n'en ont probablement pas besoin, nécessitent des soins visuels.
Le dépistage visuel fait partie d'un programme plus vaste de conservation de la vision qui a pour but de prévenir les maladies visuelles qui peuvent nuire au développement personnel ou scolaire d'une personne ou l'empêcher de fonctionner adéquatement dans son environnement.
Une connaissance appropriée est essentielle pour informer les gestionnaires du programme et les patients que d'autres aspects importants de la vision et de la santé de l'œil ne sont pas évalués pendant ce processus.
Pour qu'un programme de dépistage puisse fonctionner, il doit donner aux personnes visées l'assurance qu'elles pourront profiter de services hâtifs de diagnostic et de traitement.
Tout problème de vision non dépisté risque d'amoindrir l'efficacité du système visuel et d'empêcher des enfants de réaliser leur plein potentiel.
L'Association canadienne des optométristes (ACO) croit que l'optométrie doit faire partie d'une équipe multidisciplinaire chargée d'examiner, de diagnostiquer et de traiter la vision des enfants de zéro à cinq ans.
L'ACO favorise la mise en ouvre de programmes de dépistage efficaces de la vision chez les jeunes enfants. Plus ils sont appliqués en bas âge, plus grands sont les avantages pour l'enfant. Indépendamment de l'efficacité de ces programmes, l'ACO recommande que tous les enfants puissent subir un examen professionnel de la vue avant l'âge de trois ans.
L'ACO croit également que tous les enfants doivent faire l'objet d'un examen approfondi de la vue et des yeux destiné à évaluer et à traiter tous les troubles de la santé oculaire, de l'acuité visuelle, de la réfraction, de la motilité oculaire et de la vision binoculaire avant leur entrée à l'école. Cet examen obligatoire devrait être suivi d'un examen périodique de la vision et des yeux en plus de programmes de dépistage visuel bien conçus et administrés de façon appropriée dans les écoles privées ou publiques afin d'identifier les enfants ayant besoin de soins supplémentaires.
le hautLa vision est le processus permettant de trouver la signification de ce que nous voyons. C'est plus que la simple acuité visuelle (habileté à distinguer de menus détails). Cet aspect est normalement tributaire de l'état de la réfraction de l'œil (c'est à-dire la myopie, l'hypermétropie, l'astigmatisme et la presbytie). La vision fait aussi appel à la capacité de fixer et de focaliser un objet, de coordonner les mouvements de l'œil et d'assurer la coordination oculomanuelle et la perception des formes.
La vision continue à se développer après la naissance selon l'environnement visuel et l'expérience de la personne. Un mauvais développement peut se traduire par une vision inefficace et inconfortable. Une bonne acuité visuelle et des yeux en santé ne sont pas nécessairement le gage d'une vision sans problème.
Une thérapie visuelle optométrique (également appelée traitement orthoptique ou entraînement visuel) est un plan de traitement utilisé pour corriger ou améliorer des dysfonctions particulières du système visuel. Elle comprend, non de façon limitative, le traitement du strabisme, d'autres anomalies binoculaires, de dysfonctions oculomotrices et de déficiences visuelles, perceptuelles et motrices.
La thérapie visuelle optométrique est basée sur un plan de traitement médicalement nécessaire ayant pour but d'améliorer certaines dysfonctions visuelles déterminées par des critères de diagnostic normalisés. Les plans de traitement comprennent des lentilles, des prismes, des occlusions et d'autres matériel, modalités et équipement appropriés.
Chaque programme de thérapie visuelle doit répondre aux besoins particuliers du patient. La fréquence des consultations, l'entraînement à la maison ou en cabinet et la durée du programme peuvent varier selon la nature et la gravité du problème.
L'Association canadienne des optométristes (ACO) confirme que la thérapie visuelle est un moyen efficace de traitement des dysfonctions physiologiques du système visuel. La thérapie visuelle optométrique permet aux personnes de développer une efficacité et les habiletés visuelles les plus appropriées à leurs besoins et d'atteindre des niveaux de performance maximaux.
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